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Notes d'Elena - Partie 1

Mes compagnons et moi venons de livrer bataille contre des Orks dans l'auberge que nous occupions pour la nuit.

Le combat étant fini, nous nous rendons compte que nous avons fait beaucoup de dégâts. Morthaken nous remet sur pied mais Medelhyn est décédé, les Orks morts sont éparpillés un peu partout dans la cour, les villageois sont vivants pour la plupart, mais très secoués, le couple d'aubergistes est sous le choc, et nous, nous sommes bien fatigués.

Nous décidons quand même de réparer les dégâts du mieux qu'on peut avant de subir une autre attaque (car si cela devait arriver nous sortirons certainement perdants cette fois-ci, malgré la bravoure de mes compagnons). Nous fortifions les murs avec ce que nous trouvons sur place. Les habitants nous aident du mieux qu'ils peuvent. Remarquons qu'ils font le sale boulot. Entasser des Orks puants n'es pas très aisé pour des odorats sensibles.

Pendant que nous rassemblons quelques dons à l'aubergiste pour la reconstruction de son établissement, nous entendons des bruits qui se rapprochent de nous. Dans un premier temps nous n'arrivons pas à distinguer ce que cela peut être mais c'est sans compter la vue aiguisée de mes amis Semi-Elfes et moi-même : Nous apercevons d'abord des formes humanoïdes. Et quand elles se rapprochent de nous, nous comprenons que ce sont des Elfes de Slenath. Ils sont environ une cinquantaine, armés et très peu avenants. Comme un seul homme, notre Compagnie se met en position de combat.

Un détachement d'Elfes sort de la procession pour se rapprocher de nous. Avec leurs armures et leur armes dorées rutilantes gravées de runes fines, nous pensons à des officiers.

Nous décidons d'essayer de parler avec eux pour savoir ce qu'ils veulent. Un des Elfes se détache du groupe pour être notre interlocuteur : une guerrière qui fait la traduction. Nous apprenons que nous sommes à la lisière de son territoire, plutôt à la “frontière du domaine” comme l'officier nous l'a gentiment fait remarquer. Il nous dit aussi qu'il est là parce que des Orks sont trop menaçants pour son domaine et répète qu'il ne veut aucun étranger dessus.

Mais ne perdons pas de vue notre mission. Nous devons toujours essayer de nous rendre sur le point d'impact des lumières que j'ai vues, ainsi que certains de mes compagnonsf il y a de cela plusieurs jours voire quelques semaines maintenant, mais je perds un peu le fil. D'ici, les points lumineux sont tombés à l'ouest du marais.

Nous lui posons la question de savoir si il a des réponses à cet étrange phénomène. Il nous répond que oui, mais qu'il faut remonter plusieurs siècles en arrière pour pouvoir comprendre ce qu'il se passe aujourd'hui.

Il y a 1.200 ans environ, il y a eu une lumière similaire à celle qui est tombée récemment. Un Archeon (une entité puissante d'un autre plan) est venu pour enfermer une autre créature extrêmement maléfique. Cette créature était le familier d'une entité surement bien pire encore.

Il fallait un sort vraiment puissant pour pouvoir enfermer ce genre de créature. Et pareil pour essayer de l'en faire sortir. C'était un dragon répondant au nom de Faern-Geyrak. Un suivant de Tiamat comme ils le sont pour la plupart.

Nous venons de comprendre ce à quoi on avait à faire en allant sur les lieux de l'impact. S'agit-il de la même entité ou bien d'une autre ? Pourquoi aurait-elle précipité ces lumières sur elle ? Nous n'en savons rien mais cela n'augure rien de bon. L'officier décide de détacher la guerrière traductrice auprès de nous pour pouvoir garder un oeil sur nos agissements.

Nous ne pouvons rien faire de plus avant le lever du jour.

Lyviara essaie de négocier un contrat pour que nous ayons deux barques le lendemain matin. Après plusieurs grincements de dents et beaucoup d'échanges, elle arrive à les avoir. C'était pas sans mal.

Avant d'aller nous coucher nous essayons de récupérer des armes ou autres choses qui pourraient nous servir pour la suite de nos investigations. Malheureusement notre aubergiste et sa femme sont durs en affaires et ne négocient que peu ou même pas du tout avec certains d'entre nous. Pour ma part, j'arrive à trouver un cimeterre magique moyennant l'échange de celui que j'ai actuellement en ma possession ainsi qu'une amulette un peu bizarre (si Mel'hiard ne m'avait pas demandé de lui trouver une amulette, j'aurais laissé tomber !) et bien sûr de l'argent. Tout à un coût, et certains en profitent dès qu'ils le peuvent.

Je vais revendre cette amulette à Mel'hiard, elle est vraiment bizarre. Nous décidons de nous reposer pour refaire nos forces avant de reprendre notre route.

Le lendemain matin, nous nous apprêtons à reprendre notre quête. Notre hôte s'entretient avec Argas notre paladine. Pour ma part une habitante essaie de capter mon regard. Elle veut me parler en tête à tête loin des oreilles de mes compagnons. J'accepte. Elle me dit qu'elle est druide et qu'elle me donne une amulette de protection (c'est un phylactère du croyant). Il faut que je garde ça secret car des âmes malveillantes pourraient être intéressés par mon bien. Mortadelle, pardon Morthaken, Le Nain, essaie de négocier des protections pour notre voyage.

Enfin nous pouvons partir. Nous prenons le chemin jusqu'au marais pour pouvoir mettre nos embarcations à l'eau. Quelques kilomètres plus loin nous sommes arrêtés par des bancs de sable. Nous essayons de trouver un moyen d'avancer.

Notre nouveau compagnon Semi-Ork, Brisarc (il ferait bien de tomber dans l'eau tellement il pue) aperçoit une sorte d’ilot rocheux un peu plus loin. Nous essayons d'arriver à lui lorsque une nuée d'insectes s'invite sans autorisation dans nos embarcations. Nous les repoussons le mieux possible avec des fumigènes au bout de piques et des braseros. Espérons que ça les fera fuir et qu'ils n'arriveront pas à nous piquer. Ca semble fonctionner et on les laisse derrière nous pour la plupart.

La malchance doit être de notre côté car à environ 200m de nous, sur notre gauche, de nouvelles formes humanoïdes se montrent à nous. Est ce qu'il s'agit d'Orks, d'Elfes des Marais, ou autres ? Nous n'en savons rien. Heureusement Lyviara peut envoyer son eidolon (son familier) pour pouvoir les espionner d'un peu plus près sans que nous nous fassions surprendre à le faire nous-mêmes. En tant que conjuratrice, elle a une connexion avec lui donc il peut nous faire son rapport en temps presque réel. Il n'arrive pas à déterminer ce que sont les formes (sans doute qu'il n'a jamais vu ça) mais ce n'est pas plus mal (ne pas y être confronté est le meilleur choix : moins de combats et plus de réussite, hihi). Il voit aussi une structure qui ressemble à une tombe ainsi qu'une coupole avec un serpent qui s'y enroule. Nous convenons qu'il est mieux d'éviter les problèmes et prenons l'autre direction.

Le marécage n'arrête pas de tournicoter et au final on a bien l'impression de ne plus vraiment progresser. Des collines se révèlent enfin à notre approche, ainsi qu'une espèce de crique. Nous accostons en restant attentifs à notre environnement. Le Semi-Ork décide de prendre la tête de notre expédition. Il s'enfonce jusqu'au mollet dans le sable, mais dix pas plus loin le sol redevient stable. Une odeur de feu nous chatouille les narines. Chacun notre tour, nous sortons de l'embarcation. J'ai bien cru que nous allions perdre notre Nain de jardin dans le sable.

Nous nous dirigeons vers la source de ce feu.

Encore une fois le familier de Lyviara nous est utile. Malheureusement il se fait prendre dans un piège. Nous n'avons plus d'autres choix que d'avancer nous-mêmes. Nous nous mettons en position offensive et nous avançons. Près du camp d'où vient la fumée, nous voyons deux enfants (des Orks d'après nos connaissances) ligoter le familier. Le Semi-Ork se montre convainquant face aux enfants, même très convainquant car ils s'enfuient, sûrement pour aller trouver leur parents, et c'est le cas.

Le père d'un des enfants vient à notre rencontre mais dès qu'il nous voit il fait demi-tour. Nous savons désormais que nous ne sommes plus en position de bénéficier d'un effet de surprise et nous savons aussi que nous avons affaire à des Orks Gris des Marais. Notre Semi-Ork part à la suite du père pour essayer de nouer un dialogue avec ce dernier. Pendant ce temps-là, sans que nous le sachions, Morthaken, resté en arrière, se fait capturer par un groupe qui nous a pris à revers. Ils connaissent bien mieux le terrain que nous, c'est facile pour eux. Nous ne l'apprenons qu'au retour de Brisarc qui a vu Morthaken être trainé devant le chef. Le prêtre a bien failli perdre quelques doigts pendant sa brève capture tellement il était intenable.

Nous partons tous au village. Mais nous devons laisser nos armes à l'entrée. Brisarc en garde certaines. Nous, nous conservons celles qui ne ressemblent pas à des armes et Argas veille sur notre arsenal.

Pendant que nous parlons avec le chef du village, tout est plutôt calme. Nous essayons d'en savoir plus sur nos lumières apparues quelques semaines plus tôt. Nous apprenons que les Elfes ont du mithrilium. C'est un matériau qui s'illumine dès que des Orks sont dans les parages. Il nous apprend aussi qu'il faut qu'on se méfie d'Eurelvias (elle appartient au cercle des guenaudes). Le chef nous cède un de ses enfants en âge de se battre pour accompagner notre périple. Ainsi s'achève notre entrevue avec le chef du village.

Nous partons retrouver nos barques pour pouvoir nous reposer et manger avant de repartir le lendemain. Comme d'habitude nous faisons des tours de garde. Je prends le premier.

Pendant mon tour j'aperçois des serpents qui rôdent à la limite de notre campement. Je n'en tient pas compte jusqu'au moment où ils deviennent plus nombreux. Une trentaine de serpents viennent nous encercler et d'autres arrivent. Je réveille mes compagnons. Nous essayons de comprendre pourquoi ils sont là.

Nous essayons de mettre nos torches de façon à ce que ça nous fasse un chemin jusqu'à nos barques. Un à un essayons de nous y rendre en brisant le cercle, mais les serpents ne suivent pas tout le monde. C'est bizarre mais Lyviara est la seule que les serpents suivent. Qu'est ce qui les attirent à elle ? qu'est-ce qu'elle a pour que les serpents se comportent comme ça. L'amulette que j'ai vendue à Mel'hiard. Ce foutu Semi-Elfe l'a échangée avec une des possessions de cette dernière. Le familier de Lyviara arrive à lui prendre et l'emmène plus loin. Les serpents suivent. Pour être tranquille, elle lui commande de la jeter dans le feu. Dès que l'amulette se met à brûler les serpents se tortillent et commencent à partir. Enfin le calme revient.

Fin de l'aventure, ou presque….

recit_d_elena_-_page_1.txt · Last modified: 2018/09/15 13:42 (external edit)