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Journal de Mel'Hiar d'Inyas

Année …., jour 35 depuis mon départ du sanctuaire.

Nous sommes remontés à la surface et nous avons trouvé une cachette. Ces satanés Duergars nous ont poursuivis mais en arrivant en haut, entre la luminosité trop forte pour eux et notre cachette, ils ne purent nous trouver. Ils employèrent donc un autre moyen, la menace ! Un de mes compagnons était encore en vie, pourtant vu l'état de ses blessures je n'y aurai pas cru. Si cela n'avait tenu qu'à moi, nous l'aurions abandonné. Inférieurs en nombre, à court de sortilèges et exténués. Je dois me ramollir… j'ai écouté mon compagnon et nous avons décidé d'une stratégie plutôt suicidaire. Contre toute attente elle a réussi. J'ai vu Medelhyn approcher les nains puis leur sauter dessus, après un rapide petit combat, il a sauté dans le trou.

Je ne vais pas détailler tout le combat. Qu'il suffise de dire que nous avons gagné. Le chef de cette brigade a été tué. Mortaken a endossé son armure pour se faire passer pour lui. Nous avions deux prisonniers. J'ai réussi à les subjuguer avec un misérable tour de passe passe, ils ont cru absolument tout ce que je leur ai dit. Après avoir pris quelques renseignements, nous avons de nouveau rejoint leur ville. Comme notre meilleure porte de sortie restait les œufs, nous nous sommes dirigés vers l'endroit où ils étaient supposés se trouver.

Cela n'a pas été sans péripéties. Entre l'infernale bureaucratie et ceux qui se mêlent de tout, nous avons perdu pas mal de temps. Les deux prisonniers savaient - enfin croyaient savoir, suite à quelque tours de passe-passe suffisant pour impressionner ces faibles d'esprit - ce qui attendait leurs proches s'ils n'obéissaient pas. Il faut dire que la famille prime sur beaucoup de choses chez les gens, toute races confondues. Je n'ai aucune honte d'avoir fait ça. Il a fallu presque une semaine pour rejoindre la capitale de ce royaume. Une fois arrivés, je me suis “attaché” les deux prisonniers en leur faisant un cadeau qui leur auraient certainement coûté de nombreuses années de solde. Il fallait que je les ramollisse encore un peu en leur faisant croire que nous n'étions pas forcément leurs ennemis. Au bout d'un moment, ils ne nous étaient plus d'aucune utilité. Les tuer était trop dangereux, trop hasardeux aussi. Il aurait fallu trouver un endroit où cacher les corps, ne pas faire de bruit. J'ai décidé de les relâcher en les menaçant de nouveau. J'ai réussi à leur faire croire que j'avais placé un sort sur eux me permettant de savoir s'ils parlaient de nous aux autorités. Comme j'avais soi-disant la vie de leur famille entre mes mains, cette menace supplémentaire les a convaincus de faire un très long voyage avant de rentrer chez eux. D'ici là nous serons de retour à la surface. Enfin j'espère.

C'est une capitale gigantesque, il n'est pas facile de s'y retrouver. Comme le commerce sera toujours une forme de passage pour les races, il n'y a pas que des Nains dans ce cloaque souterrain. Nous avons fait halte à une auberge. Il nous fallait ces œufs. Après pas mal de temps, nous avons réussi à savoir où ils se trouvaient, en théorie : en plein centre de la capitale, dans une colonne énorme faisant office de palais, à la mode naine. Bien trop protégés, et surtout accessibles aux seuls notables et membres de la noblesse naine, je ne vois pas comment nous aurions pu pénétrer là-dedans. Le hasard, ou le fait que nous ne soyons pas assez discrets a fait qu'un Nain nous a approché pour justement récupérer les œufs. Ces derniers doivent faire office d'offrande pour lier les clans entre eux. Pendant que nous discutions avec ce nain à la taverne, l'un de nous a pu remarquer une chevalière à son doigt. Je vais faire une hypothèse : pas besoin de connaitre tous les clans pour se dire que l'un d'eux est réfractaire à cette réunion. Il veut donc semer la zizanie. Si les œufs disparaissent, les petites guerres claniques pourront continuer. Quel est le but ultime ? Je ne veux pas savoir. Cette opportunité est a priori la meilleure pour nous sortir de ce pétrin. De plus il nous promet une somme plutôt importante et un billet de sortie. Il nous a fourni moult renseignements. Le chemin de la procession, les gardes, leurs diverses qualifications, leur nombre. A nous de déterminer le meilleur endroit pour choper notre trésor.

Nous avons commencé à définir une stratégie. Elle tient la route. J'ai beau réfléchir je n'en vois pas d'autre, du moins pas sans faire de dégâts. Je ne pense pas que ce soit une solution car cela veut dire que nous nous ferions forcément remarquer et que nous aurions à nos trousses toute la ville. Il ne reste plus qu'à attendre quelques jours. Je repasse tout le temps ce plan dans ma tête pour voir s'il y a une faille. Je ne crois pas, pourtant quelque chose me dit que nous oublions un truc… Les protections magiques ! Ils doivent en avoir mis ! Il va falloir revoir ce Nain pour qu'il nous trouve une solution !

Là, Mel'Hiar signe magiquement son carnet, et ses écrits se copient dans le journal d'origine, à sa maison. Les écrits s'effacent peu à peu du carnet, laissant la page libre pour d'autres histoires.

Armaggion 2017/07/17 17:31

pages_quatriemes.txt · Last modified: 2018/09/15 13:42 (external edit)