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Les Fils de Kellern

Les tribus des Fils de Kellern, ou Kellernides, se sont unies autour du nom d’un prestigieux ancêtre porté au rang de héros de son peuple. Son origine est très ancienne, sans doute antérieure aux premières colonisations suélites. Certains sages pensent qu’il s’agit d’une relique des peuples autochtones présents originellement sur le continent d’Aklandia.

Description générale

Le niveau d’avancement technique de ces tribus est nettement en retrait par rapport à ce qui se fait dans la plupart des peuples du continent. Seuls les Bannis des terres froides ont un niveau technologique semblablement appauvri. Leur culture est de type chasseur-cueilleur, ce qui signifie qu’ils ne cultivent pas la terre pour en tirer leur subsistance, ou très peu. Ce trait culturel est à rapprocher du fait qu’il s’agit de semi-nomades. De petits centres d’activité permanente existent, principalement autour des mines, approvisionnés de façon régulière (quatre fois par an au minimum) par les tribus environnantes qui leur fournissent de quoi subsister en échange de leur production. On extrait de ces mines du minerai de très bonne qualité dont les Fils de Kellern se servent afin de produire des outils, mais aussi des armes très réputées. Leur mythologie est axée autour de cette production et leurs héros, redoutables guerriers, sont aussi de grands forgerons.

Feu de camp

La caste des forgerons est donc une caste préservée dont les secrets de fabrication traversent les générations. Concernant les armes à proprement parler, les spécialistes estiment que les productions kellernides surpassent toutes les autres en qualité, sauf à considérer des œuvres d’exception de l’artisanat elfique ou nain. Associée à leur extrême rareté en dehors des tribus, cela en fait une production très enviée. Les armes « nobles » sont transmises en qualité d’insigne de pouvoir à l’intérieur des familles, et c’est un grand déshonneur que d’en égarer une. Paradoxalement, c’est un grand honneur que de casser une lame en combattant un adversaire, et le signe d’une grande force physique.

Situation politique

Non contents de fabriquer des armes de valeur, les Kellernides sont de combattants de grande valeur dans le combat rapproché. Tactis l’Esturde écrit dans ses “Mémoires de Campagne”, que même les redoutables phalanges macéréniques, composante de l’infanterie rumélique (voir Sparque), auraient eu les plus grandes difficultés à repousser ces redoutables guerriers. Les victoires suélites historiques contre les Fils de Kellern ont été le plus souvent remportées par magie ou par le poids de la cavalerie, supposément inconnue des Kellernides à cette époque. Les invasions ruméliques et plus récemment d’Hekmoorn qui sont arrivées par la suite ont toujours soigneusement évité d’écorner par trop les territoires kellernides, et toujours au prix de lourdes pertes. Les tribus se sont, depuis ces époques, réfugiées dans les montagnes dont elles ne sont jamais vraiment redescendues.

Ce relatif isolement explique partiellement la faible notoriété de ces tribus. Peu de gens sur Aklandia ont connaissance de leur existence sinon dans le domaine de la métallurgie au service des armes. Car bien entendu les spécialistes n’ont pu manquer de s’intéresser à ces armes ou la petite histoire des guerres, principaux vecteurs d’information par rapport à ce peuple.

Cités principales

Il n’y a pas de villes kellernides à proprement parler. Les cités plus ou moins troglodytes qui se sont développées autour des mines sont une exception, certes notable, au mode de vie traditionnel. Les tribus gravitent plus ou moins loin autour des ces points de ralliement avec des contacts plus ou moins fréquents. Il y a un grand rassemblement toutes les onze années de l’ensemble des tribus (ce qui marque un Cycle), mais les éventuels spectateurs étrangers n’ont jamais publié ni fait connaître les impressions par rapport à ces événements.

Vie quotidienne

De nombreux rites, axés autour du culte des ancêtres, rythment la vie quotidienne et annuelle des Kellernides. Les mariages, les funérailles, les baptêmes, sont codifiés de façon très stricte. La mythologie n’est pas totalement unifiée et si tous rapportent l’existence d’un ancêtre commun sous le nom de Kellern, il n’a pas toujours le même nom et n’est pas nécessairement accompagné des mêmes figures emblématiques. On pourra toutefois sans trop de difficultés définir un grand nombre d’invariants dans les croyances kellernides.

Les peuples actuels ont sans doute également beaucoup à apprendre de la justice kellernide qui ne connaît pas la peine de mort ni l’enfermement. Un homme n’est jamais considéré comme mauvais de son plein gré et les faits jugés sont d’une importance relative par rapport à la santé mentale du condamné et à son anamnèse. Il est tout à fait possible que l’assemblée des sages punisse la tribu entière plus sévèrement que l’individu lui-même. Les sanctions purement individuelles sont relativement rares et vont de la simple amende ou confession publique au bannissement perpétuel. Les hommes et femmes sont considérées exactement de la même façon ! Il n’y a pas moins sexiste qu’un Fils (ou une Fille !) de Kellern. Les Kellernides ne sont pas expansifs sur leurs sentiments et les dissimulent le plus souvent, ce qui en fait un peuple froid par rapport aux étrangers qu’ils peuvent être amenés à rencontrer.

Les étrangers qui se promènent armés rencontreront invariablement des hommes eux-mêmes armés, et très certainement hostiles. Un conseil pour ceux qui s’aventurent dans ces contrées : ne portez pas vos armes ouvertement : c’est un privilège réservé aux Fils de Kellern, et plus l’arme est de qualité, plus son port ostentatoire met le visiteur au rang des chefs de familles et aux fils et filles ainées. La détention d’armes par contre, est considérée comme normale, particulièrement concernant les aventuriers, mais elles doivent rester hors de portée (traduire par : hors de vue).

Armaggion 2017/07/08 16:44

kellern.txt · Last modified: 2018/09/15 13:42 (external edit)