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-> Cet extrait met en scène nos personnages,​ la plupart appartenant à la seconde génération :+> Cet extrait met en scène nos personnages,​ la plupart appartenant à la seconde génération :
 > Calder de Sheele, un paladin vélunien affilié à l’Ordre des Chiens du Dieu Blanc, Mailiss, > Calder de Sheele, un paladin vélunien affilié à l’Ordre des Chiens du Dieu Blanc, Mailiss,
 > une soldate de fortune recrutée à titre de mercenaire, LestAgile, dont le nom indique > une soldate de fortune recrutée à titre de mercenaire, LestAgile, dont le nom indique
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-L’environnement ​semble ​assez malsainNous sommes à la fin de lhiver, en moyenne montagne ​(environ 1500m) ​et le temps est plutôt ​mauvais. De fortes précipitations,​ vraisemblablement sous forme de neige, sont à craindre. ​Toutefois, les personnages ont prévu de se diriger vers l’intérieur de la basilique, à la recherche d’indices concernant la manière d’activer le Graalice, la relique du Dieu Blanc dont le mode d’emploi ​a été perdu avec la mort subite du dernier Grand Ecclésiarque. ​Notez également que la basilique ​étant construite au dessus ​d’une cataracte, le niveau de bruit ambiant est relativement élevé, rendant parfois difficile la conversation.+L’environnement ​est assez diffileLa fin de l'hiver, en moyenne montagne et le temps est plutôt ​mauvaise. De fortes précipitations,​ vraisemblablement sous forme de neige, sont à craindre. ​Mais qu'​importe puisqu'​il est prévu de se diriger vers l’intérieur de la basilique, à la recherche d’indices concernant la manière d’activer le Graalice, la relique du Dieu Blanc dont le rituel ​d'​activation ​a été perdu avec la mort subite du dernier Grand Ecclésiarque. ​Par ailleurs, comme la basilique ​fut bâtie par dessus une cataracte ​qu'​elle enjambe gracieusement,​ à moins de s'​enfoncer dans les profondeurs de l'​immense structure, le niveau de bruit ambiant est relativement élevé, rendant parfois difficile la conversation.
  
-« Beuurk ! »s’exclame Mailiss« Ca sent le pourri iciZ’êtes sûrs qu’il faut aller ? »+C'est typiquement le cas à l'​endroit où le prieur guide le groupe. Devant euxune assemblée de moines achève de déblayer l'​amoncellement de matériaux disposé devant une immense double porte d'​airain d'au moins trente pieds de hauteur. Quand ils en ont terminéils tirent l'un des battants pour livrer ​le passage à une large allée creusée en coude dans la rocheQuatre hommes peuvent ​marcher de front. Il s'agit des portes extérieures ouvrant sur les bâtiments consacrés de la basilique proprement dite, par opposition aux installations profanes où le groupe vient de passer la nuit en compagnie de religieux terrifiés par ce qui se passe à l'​intérieur et dont ils n'ont guère su quoi dire. L'​attaque de mort-vivants survenue la nuit précédente a parlé pour eux.
  
-« Dépêchez, dépêchez, il faut vite refermer, on ne peut pas laisser ouvert trop longtemps ! » Le prieur rescapé craint en effet que malgré la lumière du jour, une quelconque créature infernale ne surgissent des ombres qui règnent à l’intérieur,​ à peine dissipées par les meurtrières qui garnissaient la barbacane.+« Beuurk ! », s’exclame Mailiss en fronçant le nez. « Ca sent le pourri ici. Z’êtes sûrs qu’il faut y aller ? 
 +Dépêchez, dépêchez, il faut vite refermer, on ne peut pas laisser ouvert trop longtemps ! »
  
-Une large couloir courbe ​permet d’accéder ​à une seconde porte. Alors qu’ils ​sont à peine tous entrés, les moines repoussent déjà ​les massives portes d’airain. Tandis que leurs yeux s’habituent progressivement à la faible lumière, ​l’humidité et la moisissure se révèlent omniprésentes. LestAgile s’avance lentement jusqu’au fond du passage et après quelques secondes se retourne à demi vers ses compagnons : C’est une porte de bronze sans système d’ouverture,​ mais je crois qu’il y a un passage par là. Il désigne une ombre plus profonde sur l’extérieur de la courbe. Déjà Wolundar et Mailiss s’y avançaient..+Le prieur rescapé tremble de tout ses membres, et le froid n'y est pas pour grand chose. Il craint terriblement que malgré la lumière du jour, une créature infernale ne surgisse des ombres qui règnent à l’intérieur. Un large couloir courbe ​donne accès, une trentaine de pas plus loin, à une seconde porte, nettement plus petite, dont le bois dur est garni de multiples renforts de métal habilement travaillés en symboles religieux. Alors que les aventuriers ​sont à peine tous entrés, les moines repoussent déjà l'​immense battant.
  
-Le passage est très discret. Cinq marches d’un demi-mètre de largeur ​s’arrêtent sur une porte de bois garnie de pointes de fer. Là non plusaucun système douverture apparentLes personnages échangent des regards perplexes. Gaaldys ​s’apprête déjà ​à rappeler le prieur pour lui demander ​d’ouvrir, mais Dackrÿll larrête :+Tandis que leurs yeux s’habituent progressivement à la faible lumièrelhumidité et la moisissure se révèlent omniprésentesLestAgil ​s’avance lentement jusqu’au fond du passage et, après quelques secondes se retourne ​à demi vers ses compagnons : « Aucun sans système ​d’ouverture, mais je crois quil y a un passage par ici. »
  
-« Attends, je dois pouvoir arranger ça. » Il entame alors une courte incantation et la porte luit rapidement d’une faible lueur verdâtrePuis après quelques secondes dintense concentration : « Essayez maintenant ! ».+Il désigne ​une ombre plus profonde sur la paroi extérieure de la courbeDéjà Wolundar et Mailiss sy avançaient.
  
-Wolundar s’avance ​et frappe ​la porte avec la poignée ​de sa hache d’armesAu premier choc, la porte pivote de quelques millimètres avec un horrible grincement, mais il faut l’intervention de Calder pour parvenir à une ouverture complète. LestAgile décolle les mains de ses oreilles et crie :+Le passage est plutôt discret. Cinq marches à peu près deux fois plus grande qu'il n'est d'​usage, ​et d'à peine un demi-pas de largeur pivotent lentement en montant sur la droite et s’arrêtent sur une porte de fer garnie de pointes. Là non plus, aucun système ​d’ouverture apparentLes personnages échangent des regards perplexes. Gaaldys s’apprête déjà à rappeler le prieur pour lui demander d’ouvrir, mais Dackrÿll ​l’arrête ​« Attends, je dois pouvoir arranger ça. »
  
-« Cest fini ce vacarme ? Là cest sûr, on vient de déclarer notre présence ​! »+Il entame alors une courte incantation et la porte luit rapidement dune faible lueur verdâtre. Puis après quelques secondes dintense concentration : « Essayez maintenant ​! ».
  
-« Et comment est-ce que tu comptais faire ? » rétorque Wolundar.+Wolundar s’avance et frappe la porte avec la poignée de sa hache d’armes. Au premier choc, la porte pivote de quelques millimètres avec un horrible raclement, mais il faut l’intervention de Calder, arqueboutés l'un par dessus l'​autre,​ pour parvenir à une ouverture complète. LestAgil décolle les mains de ses oreilles et hurle : « C’est fini ce vacarme ? Là c’est sûr, on vient de déclarer notre présence ! 
 +Et comment est-ce que tu comptais faire ? rétorque Wolundar, haussant un sourcil perplexe alors qu'il ressort péniblement de l'​étroit passage. 
 +- Je sais pas, mais pas comme ça ! »
  
-« Je sais pas, mais pas comme ça !», et sur cette réponse péremptoire,​ il se dirige vers l’étroit passage.+Et sur cette réponse péremptoire, ​à peine Calder ressorti à son tour qu'il s'​engage dans les marches.
  
-L’étroitesse du passage, commandée par les impératifs de défense de la basilique, le rend particulièrement favorable aux embuscades. ​LestAgile se glisse devant Calder et avance sans bruit, hors de vue. Quelques instants plus tard, il revient : « Ca m’a l’air sain !» Calder dégaine sa puissante épéeElle pulse d’une lueur brune orangée qui illumine le passage et se glisse à l’intérieur. Wolundar puis Mailiss lui emboîtent le pas.+L’étroitesse du passage, commandée par les impératifs de défense de la basilique, le rend particulièrement favorable aux embuscades. ​LestAgil ​avance sans bruit. Quelques instants plus tard, il revient : « Ca m’a l’air sain. Ça débouche sur une salle avec des machines mais on n'y voit pas grand chose ! »
  
-LestAgile ​se retourne vers les restants : « Euh, on fait quoi nous ? »+Calder dégaine sa puissante épée. Elle pulse d’une lueur brune orangée qui illumine le passage et il se glisse à l’intérieur. Wolundar puis Mailiss lui emboîtent le pas.
  
-« Panique pas » lui répond Dackrÿllsi on ne peut pas sortir, il est très probable également que personne ne puisse entrer ici. » Gaaldys, qui s’était dirigé vers la grande porte intérieure renchérit ​: « Oui, et si quelqu’un ouvrait, quoi qu’il en soit, ça nous aiderait plutôt. C’est du massif. Et puis je crois qu’il y a une herse levée ici qui pourrait tomber d'un seul coup. On aperçoit le bas des barreaux à la limite du plafond. ​» Il désigne également de la main la rainure qui parcourt verticalement les parois du passage et les marques d’impact des barres sur le sol. « Vaut mieux pas trop traîner ici », dit-il en reculant de quelques pas.+LestAgil se retourne vers ceux qui, comme lui, demeurent en bas : « Euhon fait quoi nous autres, ça vous dit une p'tite belotte ? »
  
-« Je crois que ça ouvre en tirant ​: il nous faudrait ​une prise. »+« Panique pas » lui répond Dackrÿll, si on ne peut pas sortir, il est très probable également ​que personne ne puisse entrer ici. » Gaaldys, qui s’était dirigé vers la grande porte intérieure pour l'​examiner à la lumière de sa lanterne, renchérit ​« Oui, et si quelqu’un ouvrait, quoi qu’il en soit, ça nous aiderait plutôt. C’est du solide. Et puis je crois qu’il y a une herse levée ici qui pourrait tomber d'un seul coup. On aperçoit le bas des barreaux à la limite du plafond. » Il désigne également de la main la rainure qui parcourt verticalement les parois du passage et les marques d’impact des barres sur le sol. « Vaut mieux pas trop stationner ici », dit-il en reculant quelque peu.
  
-Mais dans l’immédiat,​ ils se contentent d’attendre.+« Je crois que ça ouvre en tirant : il nous faudrait une prise»
  
-Dans l'​étroit passage, la progression est difficile. Le sol et les parois sont glissants. ​Mais le bruit de la cascade est nettement affaibli par l’épaisseur de la muraille. Calder enlève son casque qui le gêne et le pend à son ceinturon. Derrière luiMailiss s’impatiente et chuchote en taquinant : « Alors, il avance le golem ? ». La montée reprend, puis débouche sur une pièce qui surplombe le passage en courbe. Plutôt sombre et mal éclairée, elle est occupée principalement par un large cabestan avec un axe horizontal autour duquel s’enroulent de lourdes chaînes. Le plafond est hors de portée de la lumière générée par lépée de Calder.+Mais dans l’immédiat, renonçant ​à toucher à quoi que ce soitils se contentent dattendre.
  
-Wolundar ​: « Les portes se commandent sans doute diciIl faudrait peut-être manœuvrer ces leviers»+Dans l'​étroit passage, la progression est difficile. Le sol et les parois sont glissants. Mais le bruit de la cascade est nettement affaibli par l’épaisseur de la muraille. Calder enlève son casque qui le gêne et le pend à son ceinturon. Derrière lui, Mailiss s’impatiente et chuchote en taquinant ​: « Alors, il avance le golem ? ». La montée reprend, puis débouche sur une pièce qui surplombe le passage en courbe. Plutôt sombre et mal éclairée par ce qui ressemble à trois pauvres soupiraux encombrés de glace, elle est occupée principalement par un large cabestan avec un axe horizontal autour duquel senroulent de lourdes chaînesLe plafond est hors de portée de la lumière générée par l’épée de Calder.
  
-Mailiss ​: « Non, ça c’est pour manœuvrer cette herse. »+Wolundar tente d'​imaginer l'​usage du dispositif ​: « Les portes se commandent sans doute d’ici. Il faudrait peut-être manœuvrer ces leviers. 
 +Non, ça c’est pour manœuvrer cette herse. » fait remarquer Mailiss qui s'​avance un peu plus pour délimiter les limites exactes de la pièce. ​
  
-En effet, une lourde herse est plaquée sur le mur nord, destinée à coulisser dans une fissure du sol. En tendant l’oreille,​ on parvient à entendre les autres membres du groupe discuter en dessous.+En effet, une lourde herse est plaquée sur le mur nord, destinée à coulisser dans une fissure du sol. En tendant l’oreille,​ on parvient à entendre les autres membres du groupe discuter en dessous. Mais ce n'est pas ce qui retient le plus son attention. Elle est en arrêt devant de petits os blancs répandus sur le sol.
  
-Subitement, ​un cri déchire le silence relatif de la pièce : Calder hurle tandis qu’il s’élève dans les airs ! Wolundar tente de lui saisir les genoux pour le ramener au sol. L’effet dure quelques secondes, puis l’ascension reprend, plus lente. Tandis que Mailiss se dirige vers l’escalier pour appeler ​du secours, elle ressent à son tour une soudaine traction au niveau de l’épaule gauche : un fin filament blanchâtre se tend entre elle et le plafond !+Soudain ​un appel à l'​aide ​déchire le silence relatif de la pièce : Calder hurle tandis qu’il s’élève dans les airs ! Wolundar tente de lui saisir les genoux pour le ramener au sol. L’effet dure quelques secondes, puis l’ascension reprend, plus lente. Tandis que Mailiss se dirige vers l’escalier pour appeler ​à la rescousse, elle ressent à son tour une soudaine traction au niveau de l’épaule gauche : un fin filament blanchâtre se tend entre elle et le plafond !
  
-Calder dirige son arme vers le haut pour éclairer les hauteurs ​plongés ​dans l'​obscurité,​ hors de portée des torches. La lame est suffisamment proche du plafond à cet instant pour révéler les reflets de créatures insectoïdes qui semblent converger vers celle qui le hisse. Calder hésite à couper le filament qui l’a désormais élevé à près de huit pieds du sol de pierre. Wolundar sort sa hache et la lance dans le travers, tentant de trancher le cordon mortel. Hélas, ​il vibre, heurté par le manche, sans être endommagé. Désormais les pieds de Mailiss décollent à leur tour du sol. Elle tente de déboucler à toute vitesse son haubert, quitte à l’abandonner aux prédateurs inconnus, mais la panique la menace. Wolundar lui hurle de se calmer. Subitement, les attaches de son vêtement de mailles cèdent et le guerrier la rattrape dans ses bras.+Calder dirige son arme vers le haut pour éclairer les hauteurs ​plongées jusque là dans l'​obscurité,​ hors de portée des torches. La lame est suffisamment proche du plafond à cet instant pour révéler les reflets de créatures insectoïdes qui semblent converger vers celles ​qui le hissent. Calder hésite à couper le filament qui l’a désormais élevé à près de huit pieds du sol de pierre. Wolundar sort sa hache, vise, et la lance dans le travers, tentant de trancher le cordon mortel. Hélas, ​le filin vibre, heurté par le manche, sans être endommagé. Désormais les pieds de Mailiss décollent à leur tour du sol. Elle tente de déboucler à toute vitesse son haubert, quitte à l’abandonner aux prédateurs inconnus, mais la panique la menace. Wolundar lui hurle de se calmer. Subitement, les attaches de son vêtement de mailles cèdent et le guerrier la rattrape dans ses bras, en tenue légère.
  
-Pendant ce temps, Calder porte de puissants coups d’estoc sur la carapace chitinieuse et les mandibules tendues et claquantes qui tentent de le saisir. Wolundar récupère sa hache retombée et la relance. Elle vient alors briser ​une partie des pattes de la créature avant de retomber ​sur le sol. Mais dans un élan de solidarité,​ deux autres bestioles cramponnent le paladin qui ne sait plus où frapper et où se protéger. Les nombreuses pattes se tendent vers lui tandis que son visage se couvre du sang verdâtre dont l'​éclabousse la victime aux membres sectionnés.+Pendant ce temps, Calder porte de puissants coups d’estoc sur la carapace chitinieuse et les mandibules tendues et claquantes qui tentent ​déjà ​de le saisir. Wolundar récupère sa hache retombée et la relance. Elle claque sur le plafond et brise une partie des pattes de la créature avant de retomber ​au sol. Mais dans un élan de solidarité,​ deux autres bestioles cramponnent le paladin qui ne sait plus où frapper et où se protéger. Les nombreuses pattes se tendent vers lui tandis que son visage se couvre du sang verdâtre dont l'​éclabousse la victime aux membres sectionnés.
  
-Alertés par les cris, les autres aventuriers se précipitent et pénètrent dans la pièce au moment où Calder, épuisé, lâche son arme qui vient heurter le sol aux pieds de Dackrÿll. C’est ​LestAgile ​qui réagit le premier : « Enflammez des flèches, il faut les faire reculer. ​Dépêchons-nous ! »+Alertés par les cris, les autres aventuriers se précipitent et pénètrent dans la pièce au moment où Calder, épuisé, lâche son arme qui vient heurter le sol aux pieds de Dackrÿll ​pour mieux se défendre de ses poings gainés de fer. C’est ​LestAgil ​qui réagit le premier : « Enflammez des flèches, il faut les faire reculer. ​Dépêchez-vous ! »
  
-En effet, les pieds encore visibles de Calder s’immobilisent lentement ​et des bruits ​de tissu arraché et de métal froissé ​se font entendre dans les ténèbres du plafond.+En effet, les pieds encore visibles de Calder s’agitent encore. Le paladin rugit et s'​agite dans des bruits ​inquiétants ​de métal froissé ​qui résonnent depuis ​les ténèbres du plafond.
  
-Les flèches de Mailiss se mêlent à celles de LestAgile ​et Wolundar : En quelques instants une barrage de feu fait reculer les redoutables insectoïdes. Trois des créatures sont encore dans le périmètre enflammé, mais deux sont clouées au plafond, et le dernier, visiblement éventré par les coups de Calder, ne tient plus que par les pattes que Wolundar n’a pas brisées. Le liquide qui s’échappe des blessures des bestioles semble activer fortement les flammes des flèches qui se multiplient rapidement ​autour du corps suspendu ​de Calder. Puis alors que le feu menace de le gagner, celui-ci ​bascule lentement, comme si l’effet adhésif des filaments se dissipait sous la chaleur. Puis le mouvement s’accélère ​et le corps se précipite vers le sol. Wolundar et LestAgile ​tentent de minimiser ​les dégâts. Presque simultanément,​ à l’autre bout de la pièce, le bruit d’une cotte de mailles qui s’effondre se fait entendre : les créatures n’ont visiblement pas le goût de la ferraille et ont rejeté l’armure de Mailiss. Celle-ci va pour la récupérer,​ mais Gaaldys la retient : « Arrête, impatiente : ils t’attendent ! Reculons plutôt, il n’y a rien à récupérer ici. » « Mais je ne peux pas me battre dans cette tenue ! » En effet, le débraillage précipité de Mailiss ne lui permet certainement pas de s’inscrire dans un concours d’élégance,​ mais au moins, elle est sauve, et le prêtre la pousse vers l’escalier : « On t’en trouvera une autre, filons. »+Les flèches de Mailiss se mêlent à celles de LestAgile ​puis de Wolundar : En quelques instants une barrage de feu fait reculer les redoutables insectoïdes. Trois des créatures sont encore dans le périmètre enflammé, mais deux sont clouées au plafond, et le dernier, visiblement ​déjà ​éventré par les coups de Calder, ne tient plus que par les pattes que Wolundar n’a pas brisées ​précédemment. Le liquide qui s’échappe des blessures des bestioles semble activer fortement les flammes des flèches qui s'​embrasent intégralement ​autour du corps suspendu ​du paladin. Puisalors que le feu menace de le gagner, celui-ci ​chute en plusieurs temps, comme si l’effet adhésif des filaments se dissipait sous la chaleur. Puis la prise lâche totalement ​et le corps se précipite vers le sol. Wolundar et LestAgil ​tentent de minimiser ​la violence du choc. Presque simultanément,​ à l’autre bout de la pièce, le bruit d’une cotte de mailles qui s’effondre se fait entendre : les créatures n’ont visiblement pas le goût de la ferraille et ont rejeté l’armure de Mailiss. Celle-ci va pour la récupérer,​ mais Gaaldys la retient : « Arrête, impatiente : ils t’attendent ! Reculons plutôt, il n’y a rien à récupérer ici. » « Mais je ne peux pas me battre dans cette tenue ! » En effet, le débraillage précipité de Mailiss ne lui permet certainement pas de s’inscrire dans un concours d’élégance,​ mais au moins, elle est sauve, et, à défaut d'​être tout à fait décente, n'​expose pas ses formes au point de faire tourner les têtes. Le prêtre la pousse vers l’escalier : « On t’en trouvera une autre, filons. »
  
-Rapidement, tout le monde se retrouve au point de départ. Wolundar et LestAgile ​ont traîné le corps inanimé de Calder jusqu’en bas où Gaaldys et Mailiss le prennent en charge. Il est vivant, couvert de coulures verdâtres, commotionné et ne réagit presque plus. Mais le plus surprenantc’est qu’une forte odeur d’alcool émane de ses vêtements. Gaaldys n’a toutefois pas l’air inquiet : A part de vilaines coupures sur le dessus et l’arrière du crâne à l’origine des saignements abondants dont ils ont l’habitude,​ rien de grave. Mailiss ne comprend pas l’origine de cette odeur. Il n’est pas des les habitudes « officielles ​» des Chiens du Dieu Blanc de se promener avec une réserve de liqueur. Puis elle réalise soudain que c’est ​certainement ​le sang des créatures qui présente une forte teneur en alcool, ce qui explique aussi l’incompréhensible violence des flammes issues des flèches plantées dans le plafond de la pièce. Quelques minutes plus tard, le paladin reprend connaissance tandis que Gaaldys, plongé dans une transe profonde, promène ses mains autour des pansements qu’il a lui même mis en place quelques minutes plus tôt.+Rapidement, tout le monde se retrouve au point de départ. Wolundar et LestAgil ​ont traîné le corps inanimé de Calder jusqu’en bas où Gaaldys et Mailiss le prennent en charge. Il est vivant, couvert de coulures verdâtres, commotionné et ne réagit presque plus. Mais le plus surprenant c’est qu’une forte odeur d’alcool émane de ses vêtements. Gaaldys n’a toutefois pas l’air inquiet : A part de vilaines coupures sur les mains, ​le dessus et l’arrière du crâne à l’origine des saignements abondants dont ils ont l’habitude,​ rien de grave. Mailiss ne comprend pas l’origine de cette odeur. Il n’est pas des les habitudes « traditionnelles ​» des Chiens du Dieu Blanc de se promener avec une réserve de liqueur. Puis elle réalise soudain que c’est le sang des créatures qui présente une forte teneur en alcool, ce qui explique aussi l’incompréhensible violence des flammes issues des flèches plantées dans le plafond de la pièce. Quelques minutes plus tard, le paladin reprend connaissance tandis que Gaaldys, plongé dans une transe profonde, promène ses mains autour des bandages dont il l'pansé.
  
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-Encore quelques minutes et tout le monde est d’aplomb. Pendant que tous s’inquiétaient pour Calder, Dackrÿll et LestAgile, amis de longue date, s’étaient approchés de la puissante porte à l’extrémité nord de la pièce, un pas en-deça de la limite de la herse levée.+Encore quelques minutes et tout le monde est remis de ses émotions. La porte de l'​étroit passage a prudemment été remise en place. Pendant que tous s’inquiétaient pour Calder, Dackrÿll et LestAgil, amis de longue date, s’étaient approchés de la puissante porte à l’extrémité nord de la pièce, un pas en-deça de la limite de la herse levée.
  
 « Je penche pour une porte toute simple avec une simple barre de verrouillage horizontale. Il me semble en apercevoir l’ombre ici et jusque là » affirme LestAgil en parcourant la fente qui sépare les deux battants à hauteur de poitrine. Dackrÿll ne dit rien, plongé dans ses réflexions. Au bout de quelques instants, LestAgil s’arrête et le regarde : « Oui, et bien ? Qu’est-ce que tu en penses ? ». « Mmm », répond Dackrÿll, « Moi je crois que ce n’est pas fermé du tout. Celui qui a peur se protège. Or, ce ne sont certainement pas les éventuels habitants des lieux qui ont peur, mais plutôt les moines à l’extérieur. Pour s’en convaincre, il suffit de constater comme ils ont barricadé les portes extérieures. Mais pourquoi les portes intérieures seraient-elles verrouillées ? » « Je penche pour une porte toute simple avec une simple barre de verrouillage horizontale. Il me semble en apercevoir l’ombre ici et jusque là » affirme LestAgil en parcourant la fente qui sépare les deux battants à hauteur de poitrine. Dackrÿll ne dit rien, plongé dans ses réflexions. Au bout de quelques instants, LestAgil s’arrête et le regarde : « Oui, et bien ? Qu’est-ce que tu en penses ? ». « Mmm », répond Dackrÿll, « Moi je crois que ce n’est pas fermé du tout. Celui qui a peur se protège. Or, ce ne sont certainement pas les éventuels habitants des lieux qui ont peur, mais plutôt les moines à l’extérieur. Pour s’en convaincre, il suffit de constater comme ils ont barricadé les portes extérieures. Mais pourquoi les portes intérieures seraient-elles verrouillées ? »
  
-« Ca c’est pas idiot ! » s’exclame Wolundar qui a rejoint entre-temps le petit groupe. « On pourrait essayer de les ouvrir simplement en tirant à plusieurs sur les anneaux des ventaux. Éventuellement,​ on y accrochera une corde pour qu’on puisse tous participer sans se gêner. »+« Ca c’est pas idiot ! » s’exclame Wolundar qui a rejoint entre-temps le petit groupe. « On pourrait essayer de les ouvrir simplement en tirant à plusieurs sur les décorations. Éventuellement,​ on y accrochera une corde pour qu’on puisse tous participer sans se gêner. »
  
-Malgré son fort accent, tout le monde a compris. Wolundar range alors la pierre à aiguiser avec laquelle il était en train de refaire le fil de sa hache et sort de son sac une corde qu’il noue à l’un des battants. Lorsqu’il a fini, il tend la corde et fait un premier essai, seul. La porte semble pouvoir jouer,… sans certitude. Tous s’arc-boutent et tirent de toutes leurs forces sur la cordeun craquement grave se fait entendre, et un nuage blanc glisse en bas de l’ouverture. ​Puis la porte pivote facilement et Dackrÿll, dont la légendaire faiblesse rendait la participation quasiment inutile, pose des coins autour du battant et jette un œil à l’intérieur.+Malgré son fort accent, tout le monde a compris. Wolundar range alors la pierre à aiguiser avec laquelle il était en train de refaire le fil de sa hache et sort de son sac une corde qu’il noue à un grappin que LestAgil a coincé dans un symbole du Choeur ​des Aasinars. Lorsqu’il a fini, il tend la corde et fait un premier essai, seul. La porte semble pouvoir jouer mais ne cède pas. Tous s’arc-boutent et tirent de toutes leurs forces sur la corde. Le métal de la décoration se déforme et semble devoir s'​arracher quand un craquement grave se fait brusquement ​entendre, et un nuage de givre blanc glisse en bas de l’ouverture. ​De l'​autre côté, il fait jour et la lumière est presque éblouissante après le temps passé à la lueur des lampes. De là, la porte pivote facilement et Dackrÿll, dont la légendaire faiblesse rendait la participation quasiment inutile, pose des coins autour du battant et jette un œil à l’intérieur.
  
-L’éblouissement passé, les personnages ​découvre ​une belle pièce carrée d’une dizaine de mètres de largeur, vide, décorée de demi-colonnes et sur laquelle s’ouvrent deux larges double portes, au nord et à l’est. Elle est éclairée par deux fenêtres, hautes de plusieurs mètres et larges de presque une coudée sur la muraille est. Le froid est piquant ici, et une fine couche de givre recouvre toutes les surfaces. Le bruit de la cataracte est puissant également, renforcé par le chuintement du vent chargé d’embruns qui s’engouffre par les ouvertures. Sous la couche de givre qui recouvre le sol et bloque toutes les portes, le dallage travaillé représente une large croix pattée rouge : le symbole de l'​Ordre des Pauvres Prétoriens.+L’éblouissement passé, les personnages ​découvrent ​une belle pièce carrée d’une dizaine de mètres de largeur, vide, décorée de demi-colonnes et sur laquelle s’ouvrent deux larges double portes, au nord et à l’est. Elle est éclairée par deux fenêtres, hautes de plusieurs mètres et larges de presque une coudée sur la muraille est. Le froid est piquant ici, et une fine couche de givre recouvre toutes les surfaces. Le bruit de la cataracte est puissant également, renforcé par le chuintement du vent chargé d’embruns qui s’engouffre par les ouvertures. Sous la couche de givre qui recouvre le sol et bloque toutes les portes, le dallage travaillé représente une large croix pattée rouge : le symbole de l'​Ordre des Pauvres Prétoriens.
  
 « Ça caille ici ! » s’exclame Mailiss. « Il est urgent de trouver de riches et beaux vêtements, sinon, je vais me transformer en statue de glace. « Ça caille ici ! » s’exclame Mailiss. « Il est urgent de trouver de riches et beaux vêtements, sinon, je vais me transformer en statue de glace.
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