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Les enclaves druidiques

Description générale

Les druides ont autrefois été prédominants sur le continent d’Aklandia, mais c’est aujourd’hui de l’histoire ancienne. Après la chute de l’Empire Suel, les populations ne disposaient plus d’aucune guidance religieuse. Les druides, arrivés par la mer depuis les Terres de Kal du continent d'Oltern ont donc eu à leur contact des populations qui, bien que très différentes, leur prêtaient une oreille attentive.

Rapidement, les concepts druidiques se sont répandus à travers le continent. Mais depuis cette époque, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, les ponts se sont effondrés ou ont été détruits, puis reconstruits, les fleuves ont été endigués et des villes se sont édifiées sur leurs rives. Le culte druidique a perdu de son impact, partiellement au profit du Dieu Blanc, dieu de lumière et de chaleur. Le clergé du Dieu Blanc a su s’intégrer plus intimement au sein de la population et simplifier son expression exotérique pour la mettre au niveau du commun des mortels là où les druides privilégiaient la recherche personnelle et l’efficacité à long terme. Plus élitistes ou tout du moins plus exigeants dans l’exercice quotidien de la foi religieuse, souvent moins faciles à appréhender, l’influence du druidisme s’est lentement érodée au profit des cultes plus manichéens et plus intuitifs que sont ceux du Dieu Blanc ou des Grands Reptiles.

Les druides d’Aklandia prônent une vie ascétique, privilégient l’autonomie, voire l’autarcie, à l’interdépendance et honnissent les petites et les grandes cités qui font des individus inaptes à la survie dans le « monde réel ». Ce sont de véritables experts de la vie sauvage, habiles à s’allier les forces occultes de la Nature et à user à leur profit de connaissances transmises de façon exclusivement orale.

Situation politique

Lorsque Loermindyr a repris en main le destin du continent d’Aklandia et plus particulièrement de Wyrragd, les druides ont été largement pourchassés. Ce qui n’est pas peu dire étant donné les exactions dont ils avaient déjà été victime de la part du clergé du Dieu Blanc à travers les siècles. Aujourd’hui, et suite à l’intervention de personnalités majeures, ils bénéficient d’une liberté relative dans un rayon de 5 à 10 furlongs autour de leurs dolmens. Les différents seigneurs n’ont rien à exiger d’eux de plus que de tout autre individu dans cette « enclave » et se sont engagés à respecter leur liberté d’opinion. Pour simplifier, disons que les druides sont parqués dans ces mini-réserves et que tant qu’ils ne troublent pas l’ordre public, ils sont plus ou moins tolérés. Le nombre de visiteurs qu’ils reçoivent est également un facteur important dans la mesure où les prêtres des Grands Reptiles n’apprécient pas ces « retours de flamme » qu’éprouvent certaines tranches de la population envers les druides.

Ils continuent néanmoins de bénéficier d’un certain prestige et entrent plus ou moins en compétition avec les « sages » qui officient dans les villes et villages de Wyrragd. Il s’agit toutefois davantage d’une coopération que d’une réelle lutte de pouvoir dans la mesure où les druides, formés aux exercices mentaux et spirituels et bénéficiant d’une culture bien plus profonde, sont souvent les initiateurs secrets et les sources d’information les plus fiables des sages en question.

Paradoxalement, les druides entretiennent de meilleures relations avec les Semi-Humains qu’avec les Hommes dont ils sont pourtant le plus souvent issus. Ils entretiennent leur amitié millénaire avec les Elfes de Slenath presque autant qu’avec ceux de SagevSal. Ils fréquentent également régulièrement les Nains des collines et les Nains gris ainsi que les différentes branches hobbites qui peuplent le nord du continent.

Notons également que les druides sont peu représentés en Baarlunys. Pourtant, ils n’y sont pas pourchassés comme peuvent l’être les prêtres du Dieu Blanc. Mais ils ne se sentent pas à l’aise au milieu de ces hommes imbus de leurs pouvoirs et sûrs de leur supériorité ou de celle de leurs dirigeants et bien prompts à agir d’une justice expéditive ceux qui ne satisfont pas à leurs critères. En bref, les Baarlunyens n’ont pas besoin d’eux et leur font sentir lorsqu’ils s’y rendent.

Cités principales

Les Druides ne bâtissent pas de cité : ils habitent des bosquets sacrés, eux-mêmes disposés à proximité plus ou moins immédiate d’un dolmen ou d’un menhir dont ils disent qu’ils constituent des points névralgiques de Gaïa, la Terre Nourricière. Le centre nerveux du culte druidique est dissimulé aux ennemis potentiels et change régulièrement d’emplacement chaque année pour plus de sécurité. Aujourd’hui, il semblerait que des réunions plus ou moins régulières se tiennent dans les régions forestières au sud des terres elfiques.

Vie quotidienne

La vie quotidienne des druides est conforme aux préceptes que nous connaissons. Ils partagent leur temps entre la méditation, la cueillette de plantes aux vertus médicinales ou magiques, l’enseignement et le soin de ceux qui veulent bien les écouter et la protection des terres dont ils ont la responsabilité. Remarquez que l’étendue des terres en question est rarement en rapport avec la limite « officielle » de 10 furlongs qui est censé faire office de frontière entre eux et le reste du monde !

Armaggion 2017/07/08 17:12

enclaves_druidiques.txt · Last modified: 2018/10/05 11:22 by armaggion