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Le Culte du Dieu Blanc

le culte du Dieu Blanc, fédérateur, voire syncrétique, solaire, juste et sage, créateur de toutes choses, et les différentes entités de son panthéon n’en sont que les multiples facettes subordonnées. Les anciens dieux deviennent des assistants angélisés ou des démons. Seul l’esprit du Mal menace l’hégémonie du Dieu Blanc. Non personnalisée, cette « force » qui se manifeste dans la lumière du jour met en honneur le soleil par opposition à la nuit et aux ténèbres.

Ses attributs sont multiples, autant qu'il possède de facettes : lumière, chaleur, guérison, pureté, le Dieu Blanc est une armée rédemptrice d'entités classées en une hiérarchie complexe qui vont des entités saintes locales (rivière, colline, source) aux entités les plus cosmiques (étoiles, lunes et soleil).

Le culte du Dieu Blanc postule l'existence d'un autre monde, d'une autre vérité où la paix et l'harmonie ont force de loi, accessible à chacun dans la mesure où il cultive les vertus d'abnégation, de don de soi, de pardon et de respect. Dès lors, quand historiquement l'Empire-aux-Mille-Dieux plongé en plein marasme, délaissa sa lointaine colonie aklandienne, Theodesis, un religieux servant l'un des plus grands temples de Veritreum, qui deviendra Velgaria-la-Miroitante, procède à une refonte en profondeur de l'appareil théologique et de son administration. P

Par absorptions successives, les autres cultes sont peu à peu considérés comme des révélations de la grande vérité du Dieu Blanc. Il serait faux de dire que tout a été sans mal. Les résistances furent et sont toujours vivaces pour ceux dont la dévotion va aux dieux “gris” ou, pire, “noirs”. Le culte du “Dieu Blanc” n'est pas maniquéen, mais une résistance un peu trop ancrée à sa révélation de l'épanouissement de toute chose dans la lumière de sa Grâce amène peu ou prou à une lutte plus concrète.

La capitale de ce culte est sans conteste Velgaria-la-Miroitante. C'est en son sein que s'est établi Theodesis et que lui succédèrent l'un après l'autre ceux de ses amis, anciens hauts dignitaires ruméliens pour l'essentiel, jusqu'à ce que cette “vieille garde” s'efface et laisse la place à des générations successives qui cristallisèrent progressivement le dogme et les rites. Cependant, Endul-Methril, la basilique des “Cataractes de la Nuit”, lui fit un temps concurrence. Bénéficiant de la beauté des édifices elfiques, Endul-Methril reste desservie par son emplacement très amont sur le fleuve Ariass et relativement difficile d'accès même si de nombreux travaux ont aujourd'hui minimisé cet aspect en travaillant à rendre navigables certains endroits difficiles.

La Lumière est un élément fondateur de la théologie : Pure, insaisissable et incorruptible, les prêtres et les fidèles adressent au Dieu Blanc (mais on devrait écrire “Dieux Blancs” au pluriel) les marques de leur dévotion au sein de temples ronds surmontés d'une coupole et le plus souvent décorés de chapelles qui permettent d'honorer les divinités locales ou certains aspects particuliers. La coupole est percée d'ouvertures calculées qui scandent l'avancement du jour et des saisons.

Aujourd'hui très administré et organisé, le clergé est chapeauté par le Grand Ecclesiarque, choisi parmi les prélats qui siègent au Concile des Douze. Ces prélats exercent leur ministère dans chacun des domaines suivants :

  • Les relations avec les confréries et guildes marchandes (Commerce)
  • Les relations avec les pécheurs (Justice)
  • Les Chercheurs de Savoir (Religions étrangères)
  • La propagation de la Parole (Missionnaires)
  • La conservation de la Flamme (Défense civile et police)
  • Les recherches de la Lumière (Inquisition et Enquêtes)
  • La Juste Part du Dieu Blanc (Impôts et taxes)
  • L’administration des Fervents (Protocole)
  • Les relations avec les Incroyants (Diplomatie)
  • Les relations avec les Hors-Dieu (Diplomatie – semi-humains)
  • Les recherches théologiques (Recherche théosophique)
  • Les relations avec les arts sombres (Magie et autres Arts étranges)

Habituellement, le Grand Ecclésiarque se réserve le ministère des Chercheurs de Savoir. Cette règle a pratiquement toujours été observée même si certains prélats dans l'histoire ont pu préférer d’autres domaines plus proches de leurs aspirations sans que cette particularité n’émeuve particulièrement les dignitaires pourtant prompts à s’émouvoir de déviances.

Le principal symbole de l'autorité du Grand Ecclésiarque n'est autre que le Graalice de Saint Theodosis, dit “Le Fondateur”. De façon plus secondaire, sa toge et sa longue écharpe bardée de runes, et enfin le Bâton Pèlerin complètent l'habit sacerdotal type.

A noter que le Concile des Douze s'appuie, afin d'exercer ses missions, sur un certain nombre d'ordres, de confréries, de communautés et de fraternités qui s'organisent autour d'une activité particulière (l'Ordre des Bâtisseurs), d'un service (les Chiens du Dieu-Blanc, les Gardiens des Sanctuaires), d'un aspect spécifique du Dieu Blanc (les Humbles Guérisseuses de Parnasse, les Adorateurs de la Béatitude), ou bien d'autres encore. C'est le Concile des Douze qui sanctifie les chartes jugées dignes de bénéficier de son assentiment et de ses finances après un examen scrupuleux.

Armaggion 2017/07/19 20:58

dieu_blanc.txt · Last modified: 2018/09/15 13:42 (external edit)