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Les comptoirs ruméliques

Veni, vidi, vendidi

Description générale

La République de Sparque a, pour le moins, connu des hauts et des bas sur le continent d'Aklandia. Aujourd'hui, elle se résume à quelques comptoirs disséminés sur la côte sud-est, la plus proche du continent d'origine de ces impérialistes.

Ces comptoirs sont le lieu d'une intense activité commerciale. Généralement grouillants, ils constituent un pôle d'attraction majeur dans pratiquement tous les sites sur lesquels ils sont installés. Fortement défendus par des murailles épaisses et des ouvrages massifs, ces comptoirs tiennent plus du port fortifié que de l'installation provisoire car il faut peut de temps à ces redoutables bâtisseurs pour aménager un lopin de terre qui leur serait confié. Cependant, l'observateur avisé remarquera que s'ils sont bien défendus contre les attaques terrestres, il n'en est pas de même contre les attaques maritimes. Dans l'histoire du continent, les Ruméliques de Sparque ont souvent eu à combattre contre des ennemis fermement décidés à les jeter à la mer : ceci explique cela !

Les populations locales ont très souvent trouvé leur compte dans la Pax Rumelia. C'est aussi la raison pour laquelle elle est encore présente. Marchands dans l'âme, les Ruméliques constituent un peuple avenant et ouvert aux influences extérieures. Tolérants, ils accueillent volontiers en leur sein les pratiques religieuses différentes des leurs, voire les absorbent complètement et les intègrent parfois à leur panthéon. Mais cette vérité n'est pas sensible aux indigènes qui n'ont pas une vision globale de l'Histoire. A l'échelle locale, c'est la tolérance qui est le facteur dominant. Les Ruméliques sont pourtant très religieux, leur “fonds de commerce” tournant autour d'un culte des ancêtres pratiqué dans l'intimité. Leurs Dieux officiels sont très nombreux et font que la République de Sparque est souvent surnommée l'Empire aux Mille Dieux. Les prêtres ruméliques sont finalement assez peu liés à une divinité particulière, mais entretiennent une vision assez floue de la frontière entre les attributs divins respectifs.

En bons marchands, les Ruméliques sont attirés par tout ce qui est susceptible d'avoir de la valeur. Les sources de richesses, lorsqu'elles peuvent être emportées, le sont généralement… loin. Mais il arrive également que quelque potentat rumélique local ait fait construire pour son usage personnel ou pour sa communauté des villas richement décorées et meublées ou des complexes agricoles très bien agencés. Si une source de richesse n'est pas délocalisable (mine ou site agricole), alors les armées sont mobilisées pour “pacifier” la région. A tort ou à raison, et quoi qu'on en pense, les Ruméliques n'aiment pas la guerre, mais n'hésitent pas à employer leurs redoutables légions si le besoin s'en fait sentir. Leur vision du monde comprend difficilement les excès de violence et se choque facilement de la “barbarie” de certains modes de vie (de leur point de vue d'esclavagistes !). Ils se font alors un devoir d'apporter la civilisation dans ces territoires livrés au chaos, devoir qu'ils s'imposent plus qu'il ne les motive (d'une façon générale). Un Rumélique aura toutes les peines du monde à comprendre qu'on ne puisse pas supporter son “occupation” : pour lui, c'est un non-sens total.

Situation politique

Après avoir été incarnée tour à tour par des fantoches et des tyrans (voire les deux à la fois), l'influence de Sparque s'est lentement effacée. Jamais totalement toutefois, car les Ruméliques sont de redoutables bâtisseurs qui acceptent très facilement de se faire seconder par de plus compétents qu'eux-mêmes (des Nains des collines d'Atri-Zann par exemple, désignés comme “collaborateurs” à certaines époques sombres de l'Histoire, bien que leur contribution ait été moindre et nettement moins spontanée que celle de bien d'autres populations parmi leurs accusatrices !).

Aujourd'hui, la position de Sparque. est en pleine évolution. Le regard du puissant Empire aux Mille Dieux se tourne à nouveau lentement vers le continent d'Aklandia dont les anciens légionnaires se souviennent avec mélancolie des douceurs (climat relativement agréable, vignes abondantes, élevage aisé, terres fertiles, etc.). Ces Anciens arrivent aujourd'hui à des postes clefs, et il suffirait de peu de choses pour qu'Aklandia revienne sous les feux de l'actualité.

Les comptoirs ruméliques ont encore une forte influence sur les territoires environnants, que ce soit Meriwyyrrgd, Lestryl, Hekmoorn ou même Eastfair (île indépendante). Loermindyr lui-même semble apprécier les divers apports de la culture rumélique, à commencer par le chauffage centralisé dont il a fait équiper certaines ailes de la forteresse-capitale de Las-Gerandyr. Yklerion observe non sans une discrète curiosité la façon d'agir de son voisin venu d'outre-mer.

La situation politique des comptoirs ruméliques est donc une fois de plus à un tournant de son histoire. Après avoir assisté en spectateurs aux récents mouvements de guerre qui ont ébranlé le continent, les Ruméliques ont envoyé en éclaireur un certain nombre de marchands-espions dont l'objectif est de repérer les sites intéressants et les éventuelles opportunités à saisir. Une fois que les rapports seront arrivés, une décision sera prise… qu'il ne faut pas attendre avant un bon moment : le centre de décision est loin (Sparque et basée sur le continent d'Oltern) et la culture rumélique a développé un bon niveau de sophistication concernant les procédures administratives et légales. Légalement donc, le centre décisionnel concernant les populations ruméliques en Aklandia est aux mains de son excellence le gouverneur Isterius Raseac. Tout juste entré en fonction à la suite du décès naturel de son prédécesseur il y a six mois. Il est encore en période de “probation” vis-à-vis des hauts responsables militaires en poste non dépourvus de moyens de pression.

Cités principales

  • Port-Ecnemax
  • Neilim
  • Gran-Puerto
  • Podrestivas
  • Chandernazgul
  • Castel Bianca
  • Alt-Tab

Les plans des comptoirs ruméliques sont relativement stéréotypés : une cité rumélique en Aklandia se divise en 2 quartiers principaux : le quartier public ou marchand, qui occupe une grande partie de la zone portuaire, et le quartier militaire, qui ouvre systématiquement au moins partiellement sur le port.

Le quartier marchand est libre d'accès. On y trouve pêle-mêle des temples, des demeures bourgeoises, des places de marché généralistes ou spécialisées, des ghettos infâmes ou des immeubles d'habitation sur plusieurs niveaux (chose rare en Aklandia). L'urbanisme est une notion qui n'est pas étrangère aux potentats locaux, mais la diversité des populations et des coutumes les a souvent amenés à fermer les yeux sur les pratiques en vigueur dans certains quartiers. Les Ruméliques sont cependant restés intraitables sur certains points : Toute ruelle doit permettre au moins le passage d'un homme à cheval et aucun souterrain de saurait s'étendre au-delà des limites du terrain de son propriétaire. Le manquement à ces règles a parfois amené à des destructions en règle, mais au fil du temps, chacun a su trouver sa place ou un moyen de contourner les règles (dans les quartiers nains, les ruelles en question ont été fermées à leurs extrémités par des murs dans lesquels s'ouvrent des portails, transformant la rue en une très longue cour intérieure. Là, des habitations ont pu être construite dans la plus grande anarchie ! Les Nains et autres créatures de petite taille n'ont certes aucune difficulté à circuler, mais il ne faut pas espérer plus !).

Les différents quartiers sont généralement desservis par de larges avenues (ou parfois des canaux) qui débouchent sur des places, couvertes ou non. Les habitations et autres édifices se répartissent autour de ces places. Ces avenues permettent d'acheminer les denrées sur les lieux de vente. En conséquence, l'activité est souvent incessante dans ces lieux de passage. Les grandes avenues ou les places principales donnent elles-mêmes accès à des rues latérales qui desservent des quartiers de dimensions plus modestes, etc. Au niveau d'itération maximal, la maison rumélique typique est constituée de bâtiments avec un étage construits autour d'une cour commune (cas général) ou d'un patio privatif avec puits et bassins (cas des maisons riches), à laquelle on accède via une large porte cochère susceptible de laisser passer une charrette. Les chambres elles-mêmes, de forme rectangulaire, sont généralement couvertes de toits de tuiles arrondies (style inconnu en Aklandia). Ce toit est généralement percé d'une ouverture carrée au centre de la pièce pour laisser échapper la fumée du foyer. Cette ouverture est parfois surmontée d'un “chapeau” et permet l'été l'évacuation de la chaleur moyennant l'ouverture des portes du rez-de-chaussée, restées dans l'ombre de la cour intérieure. Ce système “d'importation” est souvent une aubaine pour les roublards du cru !

Si le quartier marchand est libre d'accès, une partie du quartier militaire est partiellement accessible également : c'est l'emplacement des forums. Des orateurs officient régulièrement dans ces structures et les débats qui s'y tiennent orientent la politique locale. Le reste du quartier militaire est occupé par les différentes places d'armes, bâtiments de garnison, réserves (militaires et civiles), etc.

Les cités ruméliques sont très policées. Il n'y a généralement pas moins de 3 ou 4 plantons en charge de la sécurité publique à chaque croisement de rue. Hormis les surveillances localisées, un grand nombre de patrouilles mobiles arpentent les rues de tous les quartiers, y compris militaires. La justice rumélique est réputée pour son efficacité : il y a toujours des corvées à faire pour “huiler” une telle organisation, les galères étant l'un de coups de mains favoris exigé des fraudeurs reconnus (du moins pour les cas graves). Certes, les Ruméliques aiment l'ordre, mais il faut reconnaître à leur décharge, que les marchandises et les sommes échangées dans les quelques cités ruméliques sont largement à la hauteur de ce qui peut se faire dans l'ensemble du reste du continent ! La racaille l'a également bien compris et de nombreuses guildes ont toujours tenté, avec plus ou moins de bonheur, de mettre la main sur un ou plusieurs comptoirs ! La plus puissante à l'heure actuelle se fait appeler “l'Organisation”. Elle a fait fortune au départ dans le monnayage des charmes féminins (le proxénétisme quoi !) mais étend désormais son emprise à d'autres domaines d'activité. Quoi qu'il en soit, il ne fait pas bon être un voleur sans allégeance en activité dans une cité rumélique !

Armaggion 2017/07/08 16:24

comptoirs_rumeliques.txt · Last modified: 2018/10/05 11:22 by armaggion