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Description du monde

Le monde d'Armaggion s'étend sur une planète de taille comparable à celle de notre planète, orbitant autour d'un soleil tout à fait similaire. Par contre, ce n'est pas un satellite unique qui gravite autour de lui, mais deux lunes au moins, voire trois (l'existence d'une troisième lune est toutefois controversée).

Les océans couvrent la plus grande partie de la surface. Une large bande en arc de cercle, allant de Thillarion à Alvarra en passant par le nord d'Aklandia et Oerth est marqué par un climat glacial à polaire. Un arc de cercle grossièrement symétrique par rapport à l'axe du monde tel que visible sur la carte ci-dessous, expose le voyageur à des climats d'une chaleur intense, tropicaux ou désertiques selon la disponibilité de l'eau. Entre les deux, de larges portions offrent un accueil généreux à toutes les races du monde.

Carte du monde



Fort rares sont les personnes qui ont la moindre idée de ce à quoi le monde ressemble. Sans doute certaines frontières resteront-elles à jamais inconnues et nombre de territoires lointains demeureront à demi-légendaires. La majeure partie reste totalement inconnue du commun des mortels.

Les cartes qui reprennent l’intégralité du monde ont été construites par magie et sont des objets particulièrement précieux. L’une d’elle est détenue par le tout jeune roi Loermindyr. Elle porte la marque de celui que l’on appelle “Le Cartographe”, garantie de sa grande exactitude, ce qui lui donne une immense valeur.

Génèse du monde

Chaque peuple a sa propre façon de transcrire l’histoire de la création du monde, des étoiles, de la terre, de ses dieux, idoles ou symboles. Parmi d’innombrables, quelques-unes sont retranscrites ou transmises oralement de génération en génération. Les Elfes, dont la durée de vie est incomparable à celle des Humains, sont clairement privilégiés dans cet exercice de la conservation d'une génèse.

La Vision des Elfes

Parmi quelques-uns de ces mythes fondateurs, en voici une très courte sélection commençant par la version retenue par Turquine de Slenath, issue de la sagesse millénaire de son peuple.

Au tout début

« A l’époque où les eaux étaient moins profondes et Gaïa était encore jeune, il n’existait qu’une
poignée de formes de vie, tout au moins les désignerait-on ainsi aujourd’hui. Ces formes constituaient
un embryon d’identité pour ceux qui furent nos ancêtres. Ils évoluèrent, éon après éon, jusqu’à ce que
les fils de leurs fils se fassent appeler les Seigneurs de la Vie et se dirigent chacun vers une des
terres comme autant de pointes d’une étoile vierge. »

Cette partie est assez ésotérique mais reprend une certaine symbolique évolutive cyclique que l'on retrouve dans de nombreux mythes anciens relatant l'histoire très ancienne de la vie intelligente. De la même façon, la notion de dissémination est très présente dans de nombreux textes ou récits de tradition orale.

Les Fils de l’Unique

« Il est impossible de conter de façon crédible les exploits dont ces entités plus ou moins
distinctes étaient capables. Leurs possibilités et même leur aspect physique étaient très différents
des nôtres. A titre de comparaison, imaginez qu’il y a bien moins d’écart entre eux et nous qu’entre
nous et nos animaux sauvages. S’ils existaient encore aujourd’hui, nous les confondrions certainement
avec des dieux et c’est sans doute pour cela qu’ils ont cessé d’être des nôtres.

D'après d'autres récits, Les “Fils de l’Unique” étaient des êtres d’une rare beauté et d’une extrême subtilité. Leurs capacités physiques et psychiques semblent s'être mêlées sans qu’ils en aient une claire conscience, brouillée dans une continuité indistincte. On peut considérer qu'intention et action n'étaient guère différenciées. Par ailleurs, d'après de grands exégètes capables de lire dans la mémoire du monde, il apparait que la très grande proximité des Fils de l'Unique avec les puissances naturelles leur permettaient de jouer avec les lois occultes de la Nature comme s'ils en étaient une composante soeur. Les mythes convergent ensuite pour décrire une lente descente dans la matière et les lois de la causalité et la temporalité. Les circonstances en sont narrées de mille manières mais le résultat est toujours le même : les “Fils de l’Unique” s’effaçèrent lentement de la surface du monde et ne subsisteraient plus aujourd’hui que dans le cœur des Elfes.

Les Frères de la Force

« Les Frères de la Force leur succédèrent lentement, génération après génération. Ils étaient
extrêmement puissants, massifs et lents. Leur corps, d’une densité extraordinaire, ne craignait pas
les blessures qui réduiraient en miettes le plus redoutable des guerriers d’aujourd’hui. Ils étaient
capables d’efforts physiques leur permettant de modeler des collines entières en quelques heures.
Ils subsistent encore parmi les races des Nains mais aussi des Géants et des Cyclopes.

Ces deux intelligences, ancêtres les uns des autres, vivaient en bonne intelligence, leurs territoires étaient vastes. Les Fils de l’Unique complémentaient merveilleusement les Frères de la Force qui sont décrits comme les fruits de leurs rêves éveillés. Les choses auraient pu durer ainsi éternellement, mais un déséquilibre intervint.

L’Âge de l’Homme

« Or, vint un temps où l’Elfe naquit dans leur Esprit. Ces êtres, qui vivaient en parfaite
harmonie, prirent conscience de leur existence et distinguèrent avec de plus en plus d’acuité
leur volonté propre de la volonté commune à laquelle ils étaient jusqu’à maintenant parfaitement
associés. L’un des leurs, plus avancé que les autres, leur apporta la réalisation de leur
condition. Ce fût l’âge de l’Initiation : ils reçurent le Don d’Individualité. Les Elfes se
multiplièrent, se donnèrent des dirigeants et s’attribuèrent des titres pour se distinguer.
Les plus avancés des Frères de la Force et les Fils de l’Unique devinrent leurs rois ou leurs
prêtres, ceux qui avaient depuis longtemps acquis la Conscience d’Être. »

Turquine de Slenath ne dit rien des Nains, mais les récits mythologiques de ces derniers, diffusés notamment par le célèbre Fen-Drônn reprennent à leur compte un schéma globalement similaire qui font d'eux les héritiers spirituels des Frères de la Force quand les Elfes seraient issus plus volontiers des Fils de l'Unique. Quoi qu'il en soit, il semble que la confrontation guerrière fut devenue la principale occupation des Elfes et des Nains : ils y passaient le plus clair de leur temps, usant de magies terribles, si bien qu’après des siècles, un jour arriva où il ne resta plus que deux royaumes majeurs qui se partageaient le monde. C’est ce moment que choisit un jeune être qui avait longtemps connu les batailles et les aventures auprès des Elfes et avait également côtoyé des Nains, pour insuffler des idées nouvelles. Ce prince des hommes mit sur pied, selon toute vraisemblance, une faction inédite, libre de toute allégeance hormis la sienne. Sans doute pensait-il que le meilleur moyen de mettre un termes à ces situations de conflit incessant était de combattre le mal par le mal, le feu par le feu, et de provoquer un choc salutaire.

Il advint que la tentative s'étira sur de longs siècles mais parvint à une sorte de paix sous l'égide d'un gouvernement mondial.

La Fondation de l’Empire Suel

« Les premiers sages issus de la Terre et du Ciel usèrent de leur Magie et le jeune Seigneur
fut Trois, et Deux de ceux-ci gagnèrent la confiance de chacun des rois, Elfes et Nains,
héritiers de leurs savoirs antiques. Deux les jetèrent les uns contre les autres dans la plus
fabuleuse bataille que le monde ait connu. Si nombreux furent les morts que les divinités
elles-mêmes n’arrivaient plus à compter ces âmes indistinctes qui s’étendaient en rangs
indénombrables à l’approche des portes du royaume des morts. Suivit l’époque de la
Grande Nuit. »

Ce passage demeure fort ésotérique aux profanes. Il n'en demeure pas moins que, selon toute vraisemblance, cet humain seigneur de la guerre avait jeté le monde dans un chaos profond qui dura une décennie. Le soleil ne brilla plus et n’éclaira plus le sol qui fut rendu impropre à la vie. Les Nains s’enfouirent profondément et disparurent sous la Surface. Les Elfes se concentrèrent pour préserver de leur magie leurs forêts les plus sacrées. Les énergies en ébullition préparaient leur retour dans le secret de la nuit. Le texte précis que “Quand la lumière perça enfin, Gaïa était méconnaissable ; les rares survivants n'étaient que peuplades repliées sur l'instinct de survie et ne savaient plus à qui se fier. Mais du Chaos naquit l’Ordre et le Trois redevint Un.”

La signification de cette trinité réunifiée demeure obscure. Ce qui est avéré toutefois par les chercheurs, c'est qu'après avoir anéanti deux civilisations antagoniste riches de millénaires d'histoire, le seigneur réunifié, l’Unique, ou encore « Le Suel », régna en maître incontesté pendant des siècles sur la quasi-totalité des terres émergées. Il est probable que l'on connut alors une période de paix relative.

Advint un autre temps, une autre ère, et un jour où l’Empire Suel lui-même connut une fin, de nombreux siècles et millénaires après sa fondation. L’Empire, après sa formidable expansion, eut à vivre sa propre évolution, son propre automne et son propre hiver. Certains situent là les premières expériences et les premiers pas vers la découverte des arcanes interdites de la Magie. La frontière entre le monde des vivants et des morts devenait moins claire et de nombreuses formes de vie hybrides, fruits de manipulations interdites, répandaient sur le monde violence et perversion.

La Chute de l’Empire Suel

« Loi et Chaos s’affrontèrent, de nouvelles formes de vie s’épanouirent et réclamèrent
le droit de s'exprimer à leur tour. Les hommes se répandirent à la surface des terres.
A la suite de faits innombrables, ces Forces nouvelles, pressentant leur défaite sur le
terrain des armes, s’en remirent entièrement à cette source de pouvoir qui venait de révéler
à elles : Les continents tremblèrent et les Dieux en furent si effrayés qu’ils jurèrent bien
de ne plus se mêler directement des intrigues et des affaires des hommes.
A la suite d’un cataclysme plus formidable encore, une partie des terres se trouva immergée,
une autre brûlée jusqu’au socle rocheux, une autre se trouva couverte de montagnes infranchissables,
et la dernière fut balayée par des vents qui déchirèrent la surface de la terre et la couvrit
de glace.
Le Monde avait basculé. »

Un pacte solennel fut conclu entre les Seigneurs Divins eux-mêmes qui promirent qu’en plus de ne plus intervenir, ils n'accorderaient plus à leurs serviteurs une puissance aussi grande s'ils ne montraient pas la sagesse requise. Si désormais un être souhaitait acquérir ces pouvoirs extraordinaires conférés par la connaissance des lois les plus intimes qui structurent le monde, il devrait le faire seul. Certains sages de renom situent à cette époque le grand schisme entre prêtres et magiciens.

L’Avènement des Jeunes Royaumes

L’Empire Suel n’avait pas résisté à cette attaque et chacune des colonies qu’il avait fondé sur les ruines oubliées de ceux qui l'avaient précédé conquis son indépendance et se développa selon son entendement et sa race. Le nombre de colonies n’est pas connu avec précision : ce nombre varie entre trois et quarante, en passant par sept et douze ! Il faut bien sûr voir une part de vérité dans chacun de ces chiffres qui possèdent tous une symbolique particulière et relative aux peuples qui émergèrent alors. S’agit-il des trois principales terres émergées, des sept races principales (humains, elfes, nains, orcs, gnomes, hobbits et dragons), des douze clans conquérants de certains mythes de l’Oerth oriental, des quarante Frères et Sœurs Pionniers de l’Age de la Multitude ? Le mystère demeure. Néanmoins ce qui reste tout aussi certain, c'est qu'à partir de cette époque, libéré de la régulation que l'Empire Suel faisait régner avec rigueur le jeu des alliances politiques, commerciales et militaires battit son plein, faisant et défaisant les royaumes.

La version des Humains

Les récits humains n'ont pas la richesse de la version elfique. Ils sont en général ignorants des racines profondes de l'histoire, à de rares exceptions près, mais d’autres textes racontent d’autres faits, d’autres conquêtes et d’autres victoires, tel que celui de Tal'halenn de Sigareth:

« Entre l’époque où les eaux engloutirent l’Empire Suel et l’avènement du
règne glorieux des fils de Sparque, il y eut une période de l’Histoire très peu connue
et fort troublée, qui vit le développement et l’épanouissement des Jeunes Royaumes.
On appelle cette période l’Ère Nouvelle.
Les Jeunes Royaumes, disséminés aux quatre vents, prenaient de l’ampleur et affirmaient
leur culture. Parmi ceux-ci, Skanvie, Terre d’Angle, mais aussi Velgaria, Orrwall, Laelith,
Dyrond, Al’Kemia, les Terres d’Alvarra et enfin Baarlunys, qui, d’après de grands érudits
dignes de foi, aurait été le siège de l’ultime congrégation d’arcanistes rebelles qui eurent
raison de l’Empire Suel. »

« Sparque, la grande République des Mondes, fille héritière de l’Empire, connut alors
la soif des grands espaces et voulut étendre sa domination vers tous ses voisins pour
retrouver la gloire de ses pères ancestraux dont ils se proclamaient les héritiers et
fils ainés. »

Benoit Malassigné 2017/07/07 20:27

1)
Le Monde d’Armaggion inclut un continent partiellement inspiré de l’univers d’héroïc-fantasy utilisé par Anne McCaffrey dans le cycle de Ténébreuse. Il n’a pas de nom précis en dehors des Terres d'Alvarra.
carte_du_monde.txt · Last modified: 2017/07/17 11:29 by armaggion