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batailles_batailles

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-**Batailles,​ batailles**+**Batailles,​ batailles**
  
 Après une nuit plutôt courte, la marche reprend. Le soleil s'est à peine levé, mais il commence déjà à chauffer les pierres autour de nous. La froidure de la nuit s'​évanouit lentement. A l'​affût de nos ennemis mongols, une partie des éclaireurs qui ont surveillé le camp ennemi toute la nuit est de retour pour nous amener à ceux qui sont restés sur place. Après une nuit plutôt courte, la marche reprend. Le soleil s'est à peine levé, mais il commence déjà à chauffer les pierres autour de nous. La froidure de la nuit s'​évanouit lentement. A l'​affût de nos ennemis mongols, une partie des éclaireurs qui ont surveillé le camp ennemi toute la nuit est de retour pour nous amener à ceux qui sont restés sur place.
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 Zendreff part seul dans la mêlée. Les hommes d'Aziz sont encore occupés en contrebas par les trois Mongols qui ne veulent pas se rendre. Je me plonge dans la concentration et essaie de ne plus penser à rien d'​autre qu'à disparaître de cet endroit, de l'​esprit de ces hommes, à devenir insignifiant. Mais une puissante nausée cherche à m'​envahir. Zendreff est seul dans la mêlée et se bat comme un furieux. Elkior nous a rejoint et l'aide à se débarrasser d'un deuxième garde. Mes mains se crispent dans des contractions involontaires autour de la flèche qui me perce le côté droit de part en part à hauteur de la hanche. Elle a été stoppée sur l'os et je ne peux plus me déplacer sans pousser un cri de douleur. Rassemblant tout mon courage, je saisis le bois et tire violemment le plus droit possible. La douleur est moins vive que prévue, mais malgré tout, je m'​affale dans les caillasses du sentier. Il m'​aurait fallu quelques minutes au moins pour me remettre, mais je n'en dispose pas. Alors que je me redresse en comprimant le trou sanglant avec ma ceinture, Elkior et Zendreff détalent devant moi aussi vite qu'ils le peuvent, poursuivis par deux traits qui se perdent dans la nuit. Un groupe constitué des cinq derniers archers vient d'​apparaître au bord de la corniche d'​accès. Ils se tournent vers moi. Croyant ma dernière heure arrivée, je me persuade que je suis déjà mort et que tout le monde partage cette pensée... Et tel est le cas. Victimes du charme du sanctuaire que m'​avait appris mon vieux maître, les archers m'​ignorent tous... sauf un qui ajuste son tir dans ma direction ! Ignorant les douleurs à la cheville et à la hanche, je m'​élance au bas du chemin. Trois, quatre, cinq pas. Je n'​arrive plus à progresser tant je suis raidi par la douleur et par l'​attente de l'​impact fatal qui ne manquera pas d'​arriver incessamment. Zendreff part seul dans la mêlée. Les hommes d'Aziz sont encore occupés en contrebas par les trois Mongols qui ne veulent pas se rendre. Je me plonge dans la concentration et essaie de ne plus penser à rien d'​autre qu'à disparaître de cet endroit, de l'​esprit de ces hommes, à devenir insignifiant. Mais une puissante nausée cherche à m'​envahir. Zendreff est seul dans la mêlée et se bat comme un furieux. Elkior nous a rejoint et l'aide à se débarrasser d'un deuxième garde. Mes mains se crispent dans des contractions involontaires autour de la flèche qui me perce le côté droit de part en part à hauteur de la hanche. Elle a été stoppée sur l'os et je ne peux plus me déplacer sans pousser un cri de douleur. Rassemblant tout mon courage, je saisis le bois et tire violemment le plus droit possible. La douleur est moins vive que prévue, mais malgré tout, je m'​affale dans les caillasses du sentier. Il m'​aurait fallu quelques minutes au moins pour me remettre, mais je n'en dispose pas. Alors que je me redresse en comprimant le trou sanglant avec ma ceinture, Elkior et Zendreff détalent devant moi aussi vite qu'ils le peuvent, poursuivis par deux traits qui se perdent dans la nuit. Un groupe constitué des cinq derniers archers vient d'​apparaître au bord de la corniche d'​accès. Ils se tournent vers moi. Croyant ma dernière heure arrivée, je me persuade que je suis déjà mort et que tout le monde partage cette pensée... Et tel est le cas. Victimes du charme du sanctuaire que m'​avait appris mon vieux maître, les archers m'​ignorent tous... sauf un qui ajuste son tir dans ma direction ! Ignorant les douleurs à la cheville et à la hanche, je m'​élance au bas du chemin. Trois, quatre, cinq pas. Je n'​arrive plus à progresser tant je suis raidi par la douleur et par l'​attente de l'​impact fatal qui ne manquera pas d'​arriver incessamment.
  
-C'est ce qui arrive effectivement. Une violente piqûre qui me fait tourner la tête et perdre à moitié conscience me précipite au bas du chemin. Je tente de diriger ma chute du mieux que je peux sur le bord du sentier. J'ai à peine le temps d'​entrevoir le corps de Zendreff, criblé de trois flèches dans le dos, à quelques ​mètres ​de moi... ​+C'est ce qui arrive effectivement. Une violente piqûre qui me fait tourner la tête et perdre à moitié conscience me précipite au bas du chemin. Je tente de diriger ma chute du mieux que je peux sur le bord du sentier. J'ai à peine le temps d'​entrevoir le corps de Zendreff, criblé de trois flèches dans le dos, à quelques ​pas de moi... ​
  
- --- //​[[armaggion@hotmail.com|Benoit Malassigné]] 2017/07/08 19:14//+\\  
 +A suivre dans "​[[Rien ne va plus]]"​. 
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 + --- //​[[armaggion@hotmail.com|Armaggion]] 2017/07/08 19:14//
  
batailles_batailles.txt · Last modified: 2018/09/15 13:42 (external edit)